23/05/2016

[Vidéo] KIZ : "Voyelle" (Paroles)

Voilà, ça y est : KIZ a annoncé la sortie de son premier album. Prévu pour février 2017, c'est donc avec plusieurs mois d'avance que débute la promotion. Avec le clip de "Voyelle", le duo formé par Marc Parodi et Alice Chiaverini s'affiche avec ses musiciens pour aborder un sujet plutôt "chaud".

Derrière des textes où pirouettes de lettres et double sens s'amusent de la définition première des mots, on a droit à quelques allusions plutôt osées - notamment un clin d’œil à DSK -, le tout dans un décor d'hôtel de luxe. Et toujours avec la même (auto)-dérision et la créativité sonore qui font l'identité du groupe. En un mot : fun, comme d'habitude.



J’aime quand tu dis oui Et quand tu le dis pas J’aime quand tu piges Et quand tu piges pas J’aime quand tu cries Et si tu ne cries pas J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime quand tu parles Et quand tu parles plus C’est que tu te perds Dans tes « A » dans tes « u » J’aime quand tu vibres Et si tu ne vis plus J’aime ton « A » j’aime ton « U » J’aime ton « O » j’aime ton « Q » Prend tes IL et mes ELLE Tous tes sens sensuels Le « I » s’envoie en « L » Pour consonne en voyelle Ecris moi des mots Décris moi comme il faut Faut que tu me haches HI gicle MNO B.A. BA du A dans tous ses éclats Claque moi claque toi C’est partout le même K J’aime quand tu dis oui Oui mais tu ne dis pas J’aime quand tu piges Mais tu piges pas J’aime quand tu cries Cries le moi J’aime ton « I » j’aime ton « O » J’aime ton « I » j’aime ton « O »

19/05/2016

[Live Report] Rise Of The North Star + Hightower + Landmvrks (Café Charbon - Nevers)

Retour sur Nevers pour une soirée placée sous le signe du Hardcore entre les murs du Café Charbon. Un joli coup de chapeau pour K-Nardage Asso, ce dimanche 15 mai 2016 affichant complet. L'occasion de se taper trois groupes aux origines musicales identiques mais évoluant chacun dans un registre bien différent. C'était bien, c'était beau : c'était la bagarre et tout le monde a pu prendre son pied, que ce soit sur le Métalcore nerveux et mélodique des marseillais de Landmvrks, le Punk Rock/Hardcore beaucoup plus rétro de Hightower ou encore Rise Of The NorthStar et leur style bien à eux.

Une soirée qui débutait relativement tôt avec une ouverture des portes dès 18h, l'occasion de profiter d'une (ou plusieurs) bière(s) au soleil du mois de mai malgré un fond d'air bien frais. Mais comme chacun sait, il faut peu de temps au Charbon pour se réchauffer - et s'enflammer -, le public neversois (et d'autres horizons, certains s'étant déplacés depuis Lyon ou Clermont-Ferrand, voire de plus loin) étant suffisamment friand de Punk Hardcore pour mettre l'ambiance et faire monter la température rapidement.

Florent (Landmvrks) © Manon Nadolny
Le début de soirée était assuré par les marseillais de Landmvrks venus se perdre au fin fond du trou du cul de la France pour présenter leur premier album Hollow sorti le 10 mai 2016. Un groupe un peu plus "jeune" que les deux autres formations qui partageaient la scène ce soir-là mais qui a le mérite de proposer un Métalcore à la fois nerveux et mélodique. Un point fort pour chauffer une salle lorsqu'on est relativement méconnu du public. Sur scène, Landmvrks assure le show malgré quelques soucis techniques, un lâché de baguette dès le premier ou second morceau et un micro aux allures de savonnette. Le professionnalisme n'est pas tout à fait de mise en ce qui concerne le jeu de scène mais tant pis, les sudistes ne relâchent pas la pression, posant un "Winter" qui tient toutes ses promesses en Live même si la partie normalement assurée par Mattéo Gelsomino (Novelists) n'a évidemment pas la même saveur que sur la version studio. Qu'à cela ne tienne, les "Empty Place", "Outside And In" ou encore "Wrong Generation" font tout aussi bien le travail pour mettre l'ambiance dans un Charbon déjà bien rempli pour une première partie. Sur scène, Florent s'active et fait vivre ses textes d'une façon qui rappelle Jacob Field de chez The One Hundred. Il faut dire que les deux bonhommes ont, à quelques détails près, le même gabarit, la même allure vestimentaire et des capacités vocales similaires, sans parler d'une gestuelle aux mimiques communes. Même si le genre musical n'est ici pas le même que les britanniques, il y a une ressemblance frappante. Vocalement, c'est solide et bien exécuté, tout comme les instruments d'ailleurs. Malgré quelques chœurs enregistrés, Landmvrks met un point d'honneur à faire chanter certains passages sur scène par l'un de ses guitaristes et ce détail est un indéniable point fort. Le set se termine avec les applaudissements du public. Certains n'ont pas vraiment aimé et d'autres ont carrément adoré. Reste que Landmvrks a offert une solide première partie qui a surtout permis au groupe de se faire connaître (et se faire remarquer) ce soir-là. Et pour une formation qui a encore (presque) tout à prouver, c'est déjà une bonne chose. Les marseillais ont un potentiel bien réel et semblent bien lancés pour être un groupe à suivre car ayant encore beaucoup de choses à offrir, tant sur scène que dans de futures compositions. Fort sympa.

Hightower © Rui Lourenco
C'est ensuite Hightower qui a pris les commandes de la soirée, le groupe étant connu comme le loup blanc à Nevers. Avec un style qui n'a rien a voir avec Landmvrks, Higthower a retourné la fosse du Charbon. Coup double pour une formation à cheval entre Paris et d'autres villes de province : revenir jouer en terrain conquis, un peu comme à la maison, et présenter son nouveau frontman, un hongrois répondant au nom de Attila et chanteur de Makeshift Promise. L'ambiance dans la fosse est électrique et on voit voler un bodyboard dans tous les sens. On se croirait en bord de plage californienne et ce ne sont pas les innombrables slams qui feraient dire le contraire. La fanbase est bien réelle dans le public et les textes repris en chœurs dans leur intégralité (voir la vidéo pour "Aqua Tiger"). Il faut dire que l'album Sure. Fine. Whatever. a eu un certain impact depuis sa sortie, la galette ayant été enregistrée à Los Angeles chez Knives Out Records, ce qui a permis au groupe de se faire connaître bien au-delà des frontières de l'Hexagone. Tous les textes sont en plus disponibles via la page BandCamp du groupe : quoi de mieux pour se faire la main (ou plutôt la gorge) avant un concert du groupe ? Sur scène, l'énergie est communicative, les sourires sur tous les visages et l'efficacité des riffs rallie aisément n'importe quel aficionado de Punk Rock et Hardcore. En ce qui concerne Attila, sa voix est bien moins hargneuse que celle du précédent frontman mais reste dans la même tonalité. En cela, Higtower n'est pas devenu un groupe meilleur ou moins bon au niveau du chant mais est tout simplement différent sans toutefois perdre son identité. Le hongrois ne cache pas sa joie de voir un public si réceptif et bien que s'exprimant exclusivement en anglais sur scène, on le sent ému. Et surtout heureux. Ce qui, lors d'une prestation scénique, ne peut que pousser le public à se donner davantage. Beaucoup monteront sur l'estrade pour partager un instant de ce set mémorable ainsi que le micro pour une véritable communion comme seuls les concerts de Punk peuvent offrir. C'était fort et beau, un vrai moment de musique avec toute la sincérité qu'on pouvait en attendre.

Rise Of The North Star © Rui Lourenco
Juste le temps de souffler et boire un godet avant d'entendre des voix crier "Hey ! ça commence !". Rise Of The Northstar a finalement pris possession de la scène du Café Charbon dans une ambiance brûlante, la fosse s'étant entièrement remplie pendant l'entracte. Les parisiens sont évidemment en tenue, tout de noir vêtus, ce qui fait partie de leur identité. Certains reprochent souvent à des mecs de porter sur scène des vêtements arborant le nom de leur propre bande, mais il faut bien admettre qu'en ce qui concerne ROTNS, cela participe grandement au spectacle tant leurs fringues sont personnelles (et évidemment inspirées du "folklore" et mangas japonais). Le rouleau compresseur se met alors en marche et retourne en un rien de temps la fosse du Charbon qui se met à vibrer au son des riffs musclés du combo parisien. Les titres s'enchaînent sans que le set ne baisse en pression à l'exception d'un court instant de répit où Vithia fera s'asseoir toute la fosse lors du bridge de "Demonstrating My Saiya Style". Les parisiens ont le sens du spectacle et pratiquent un Hardcore à forte influence new-yorkaise qui puise sa force dans son côté participatif, les cris et autres punchlines étant repris en chœurs par les membres du groupe et la fosse, évidemment. Il y a d'ailleurs en tout et pour tout quatre micros sur scène, histoire de pouvoir laisser chaque musicien s'exprimer comme bon lui semble. Le résultat est sans appel : communicatif, puissant et efficace. Des points forts qui viennent contrebalancer une musique un peu répétitive sur la durée mais qui ne perd toutefois jamais son énergie. Le groupe peut d'ailleurs compter sur son guitariste aux doigts de fée, véritable guitar hero alignant des soli monstrueux qui rappelleraient presque la branlette de manche de groupes comme Dragon Force. En moins pompeux tout de même. Rise Of The Northstar enchaîne les imparables tubes de sa discographie : "Again and Again", "Samourai Spirit", ou encore "Sound Of Wolves" et "Phoenix" - parmi d'autres - et s'offre les louanges d'un public aux anges (justement !) qui obtiendra un rappel pour deux morceaux supplémentaires. Rien à dire : c'est monstrueusement efficace et bien exécuté. Ces gars-là sont des bêtes, tant musicalement que sur scène et ça envoie la purée. Mamie en aurait souillé son froc !

Encore une soirée mémorable entre les murs du Café Charbon. Encore un plaisir coupable que de retrouver Nevers et son public toujours présent pour ce genre d'événement. Un grand merci à l'équipe du Charbon et à K-Nardage Asso pour l'organisation. Merci à Loïc, Mathias et Clément pour la sympathique compagnie. Un merci tout particulier à Mika pour m'avoir offert un toit pour la nuit. C'était parfait. Et enfin, merci à Manon Nadolny et Rui Lourenco pour avoir pris des photos lors de cette soirée. Retrouvez le reste de l'album photo de cette soirée par Rui Lourenco via Facebook.

15/05/2016

[Vidéo] Guillaume Perret Solo : "Inside Song"

Guillaume Perret n'est peut-être pas l'artiste français le plus connu mais dans le monde du Jazz, son nom l'est tout de suite un peu plus. Après avoir passé pas mal de temps au sein du Bocal, le collectif de Jazz avec lequel il participe à trois albums, et son groupe The Electric Epic, le voilà lancé pour une carrière solo où le saxophone s'entiche de sonorités insoupçonnées. Avec l'aide de pédale à effets, loopers et autres machines, Guillaume Perret compose un premier album singulier dont le titre "Inside Song" est extrait. Un album répondant au nom de Free et qui paraîtra le 23 septembre 2016 chez Kakoum Records. Pour les puristes, ce Jazz "libre" apparaîtra sans aucun doute comme une sorte d'hérésie tant l'électronique semble avoir une place de choix. Pour les autres, il s'agira plutôt d'une incroyable expérimentation novatrice et salutaire, comme une forme de renouveau du genre. Le clip est une vidéo réalisée par Serge Sang montrant le travail d'illustration de Benjamin Flao. Une vidéo passée en négatif pour obtenir cette surprenante vision des couleurs.

03/05/2016

[Vidéo] Radiohead : "Burn The Witch"

Cinq ans que Radiohead se faisait discret et voilà que le groupe sort un album, d'un peu nulle part, "presque" par surprise (A Moon Shaped Pool est sorti le 8 mai 2016 en téléchargement et sera disponible en version physique à partir du 17 juin).

Et pour faire les choses bien, quoi de mieux qu'un clip ? Et pas n'importe quel clip : un clip animé. Un véritable court métrage, en stop motion, réalisé par Chris Hopewell et quelques animateurs de chez les studios Aardman. Mais ce qui marque plus que l'animation, c'est l'ambiance dérangeante de ce clip qui a été conçu en 14 jours, écriture, réalisation des décors et personnages et tournage inclus. On y découvre ce qui semble être un représentant officiel venu visiter ce qu'on pourrait appeler un village "modèle". Il y découvre des habitants vivant dans le calme et préparant des festivités où tout semble se dérouler pour le mieux. Malgré tout, ce lieu de vie semble cacher un mal bien établi, comme une banalité du quotidien. Une allégorie qui tend à montrer combien il est facile de s'habituer à des atrocités que seules des personnes extérieures pourraient relever. D'où la nécessité de prendre du recul, parfois...

Un clip à l'interprétation assez large qui s'inscrit dans un contexte politique et social contemporain malgré l'allure plutôt moyenâgeuse des petits personnages qui y sont représentés. On notera évidemment la troublante ressemblance avec le géant de bois du Burning Man brûlé chaque année au terme du festival du même nom, mais aussi le film Le Dieu d'Osier (The Wicker Man) sorti en 1973 et réalisé par Robin Hardy (qui a eu droit à un remake en 2007 avec Nicolas Cage).

Radiohead a aussi sorti un clip pour le titre "Daydreaming" quelques jours plus tard.

02/05/2016

[Vidéo] Ocean Grove : "Lights On Kind Of Lover" (Paroles / Lyrics)

Décidément, les australiens sont des gens un peu fous. En tout cas, musicalement. Dans la liste des groupes décalés et dingues, on pouvait déjà compter sur Twelve Foot Ninja et ses clips déjantés voire tordus, une formation originaire de Melbourne et au style musical indescriptible tant le mélange des genres est surprenant.

Désormais, il faudra aussi faire avec Ocean Grove qui, depuis sa formation en 2010, en est arrivé à signer chez UNFD, label au carnet d'adresse aussi chargé qu'éclectique (c'est chez eux qu'Hacktivist ou encore The One Hundred sont allés se loger). Avec la sortie de son EP Black Label en 2015, Ocean Grove a largement gagné en visibilité et a déjà sorti des clips (parfois totalement barrés) pour les morceaux "I Told You To Smile" et "B.L.U.D". C'est maintenant un nouveau titre que présente le groupe avec un clip acidulé visuellement (et un poil WTF!) qui reflète assez bien l'état d'esprit de la formation elle aussi originaire de Melbourne.

Ocean Grove fait partie de cette nouvelle "génération" de groupes désireux de remettre l'humain au centre de ses textes et sa musique, mais aussi du "reste". La bande de Luke Holmes a d'ailleurs balancé sur le net une sorte de "code moral" répondant au nom de The Rhapsody Manifesto dont certaines lignes peuvent faire penser à ce que des groupes comme Enter Shikari ont toujours essayé de respecter durant leurs années de carrières. En voici quelques extraits, à propos de divers sujets : "We're not going to buy your respect, we're going to earn it" ; "Show weaknesses and flaws, realness" ou encore "We strongly believe in social connection and death of the ego". Tout un programme qui donne à ce groupe un côté franchement sympathique !


Stop me. Don’t stop. Now I won’t go
Sit slack with back to wall
Not my time to give and now you’re into it?
Could crush velvet down the hall
Man shot into sand, the famous formulation 
Shot into sand; the famous formulation

I can see you looking on my way
Why don’t you do something about it?
I don’t feel I’m welcome in this space
But I won’t let you unnerve me

THIS I THINK IS THIS / THIS I THINK IS THIS 
(Sit slack with back to wall
Could crush velvet down the hall)
Man shot into sand, the famous formulation 
Shot into sand, the famous formulation

- INTRODUCING THE SKINNY 6 -

Still stuck at the Laundromat, still stuck
“Will it be nickels and dimes?
Will it pounds and pence?
No dollars, no sense”
Angel, sweet angel. Sing for the teardrops, the TV dinners.

SUCK ON THE KICK STICK
BEFORE YOU’RE TOO FUCKED UP AND MISPLACE IT

I’m a lights on kind of lover, see these fang-made rings? BUT SHE SAID
“Don’t sink them in, punching walls this thin”
I’ll clutch my belly at your trouble, although those few
They’ve all said, they’ve all said, they’ve all said…